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Maraichage à Kara

 

L'Association des femmes de Kara gère un jardin, réparti entre les différentes familles du village. Il est consacré à la culture des légumes destinés à la consommation courante, puis, éventuellement, à la vente si la production est suffisante.

  

 

En 2012, ADRIAS a financé une formation à l’Agroécologie afin d’améliorer la production du jardin. Cette formation, assurée par une association malienne UAVES (Union pour un avenir écologique et solidaire) a été dispensée à 33 personnes volontaires. Celles-ci,  dès l’année suivante, ont préparé une quantité importante de compost, mettant en pratique les techniques apprises.

En 2013, le jardin placé au bord du Diaka n’a pu être arrosé en raison des déplacements de bancs de sable de celui-ci. Les évènements politiques n’ont pas, non plus, permis la mise sa mise en culture, car trop éloigné du village


Le travail de maraîchage a repris en 2014. L’exploitation du  jardin mal clôturé et trop éloigné du centre du village restait peu rationnelle. Afin d’y remédier, les habitants ont pris la décision de rapprocher le jardin du village.

L’emplacement trouvé, il restait, cependant, deux problèmes à régler : clôturer ce nouveau jardin de façon  efficace afin d'empêcher l'intrusion d'animaux errants et en assurer l’arrosage à partir de puits existants ou à construire, car le jardin se trouve désormais éloigné du fleuve.


Une première solution très écologique à système photovoltaïque a été envisagée mais celle-ci s’est avérée trop coûteuse. Nous avons, donc, proposé l’installation d’une pompe électrique immergée dans un puits suffisamment proche du jardin et pour son alimentation d’ un petit groupe électrogène diesel de faible puissance (3 à 5 chevaux) moins gourmant en combustible que l’existant. Ce dernier est trop puissant et ancien donc grand consommateur de gasoil.

Lors de notre voyage à Bamako en février 2015, nous avons acheté tout ce matériel, sur place. Il a été mis en service par les habitants de Kara où nous n’avons pas pu nous rendre en raison de l’insécurité dans la région.

Depuis, l’eau est stockée dans deux réservoirs placés dans le jardin afin de l’utiliser, à tout moment, sans mettre le groupe électrogène en route à chaque arrosage.

Grâce à ces installations les habitants ont pu faire un branchement qui permet, maintenant de remplir le château d’eau. Château d’eau alimentée jusque là par une petite pompe photovoltaïque (offerte par une ONG) qui, en panne n’a pu être remise en service qu’il y a peu de temps. Ceci faute de moyens techniques dans la région. C’est d’ailleurs, une des raisons de notre choix de la solution diesel et de l’achat du matériel au Mali. En effet,  d’une part, la solution diesel est bien maitrisée par le forgeron du village.  D’autre part, l’achat du matériel sur place permet un accès plus sûr aux pièces détachées. A titre informatif : comme la plupart des produits industriels importés il s’agit de matériels chinois.

Nous avons été ravis d’apprendre que les plantations ont pu se faire dès le mois de mars. Pour l’instant, uniquement des légumes résistant aux fortes chaleurs, c'est-à-dire à peu près au milieu de la période cultivable.