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Kara : l'ensemble du projet

 

Le projet à Kara, en quelques lignes, afin de vous permettre de l'apprécier dans son intégralité.

 

Le Site de Kara est un ancien centre de recherche et de lutte contre les criquets migrateurs. Il a fonctionné du début des années 50 jusque dans les premières années 80. Situé en plein cœur du Macina, dans le delta intérieur du fleuve Niger, Kara a servi de siège à l’OICMA (Organisation Internationale pour la lutte contre le Criquet Migrateur Africain). 

 

Situation gographique                                                         Yaraal 1

 

Kara se trouve dans la commune de Diafarabé, particulièrement connue pour sa traditionnelle cérémonie «La traversée des bœufs» ou «Yaaral», classée au patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO. Les origines de cette coutume remontent à l’empire peul du Macina.

 

Aujourd’hui Kara c’est :
...Un patrimoine bâti abandonné sans projet de réutilisation.
...Un patrimoine végétal en danger.
...40 familles particulièrement solidaires, soucieuses d’évolution.

ADRIAS s’est donné pour objectif de :
...Sauvegarder un patrimoine.
...Créer de la richesse. 
...Préserver l’environnement.

 

Le projet est né en 2006 de la collaboration entre ADRIAS et l’AMM (Association Malienne des Municipalités). Deux associations ont été créées : l’Association des amis de Kara et ADRI MALI.


autorits

 

Le projet a été élaboré avec les habitants : En effet, améliorer les conditions de vie des populations est la condition préalable pour que celles-ci participent à la  renaissance et à la préservation du site de Kara.

  

 

Le projet se décline en 4 pôles principaux :

1. Dépollution du site.

2. Création de richesses et préservation de l’environnement.
   a) Mettre en place un plan de développement agricole : l’agroécologie
   b) Améliorer l’accès à l’eau 
   c) Préserver la ressource en bois, créer de l’emploi, reboiser le site de Kara 
   d) Créer un laboratoire vétérinaire.

3. Restauration des bâtiments 

4. Création d’un écomusée dans le Macina

 

I. Dépollution du site : 

dpollution           

 

 

L’abandon du site de Kara parl’OICMA en 1986 n’a été accompagné ni de la collecte ni du retrait des pesticides (dieldrine) entreposés localement qui servaient à l’épandage pour l’éradication des criquets. Ces pesticides ont été déversés, sans précaution particulière, dans une fosse située à proximité de l’école du village.
Etude de décontamination commanditée par ADRIAS : réalisée par le CIRAD

Décontamination du site : la sectorisation du site préconisée par le rapport du CIRAD   

II. Création de richesses et préservation de l’environnement :

a) Agroécologie :

Le maraîchage est considéré par les habitants de Kara comme leur principale source de revenus.  Cette activité  exécutée plus efficacement permettra de créer de la richesse, tout en subvenant aux besoins alimentaires des populations. L’agroécologie va aider les habitants  à adopter de bonnes pratiques qui leur permettront d’améliorer le rendement tout en préservant la santé et l’environnement. ADRIAS met en place des sessions de formation à agroécologie réalisées par l’UAVES.

plantation

b) Améliorer l’accès à l’eau :

 

arrosage

 

Le manque d’eau constitue un obstacle pour le développement du maraîchage Il convient de réétudier la gestion de l’eau pour augmenter le volume disponible et en assurer la distribution.

 

c) Préserver la ressource en bois, créer de l’emploi, reboiser le site de Kara :   

 

 

 

L’exploitation non contrôlée des arbres contribue à la destruction du patrimoine végétal de Kara et pourrait conduire à sa disparition, si rien n’est fait pour l’en empêcher.

Pour ce faire ADRIAS initie la fabrication de cuiseurs à bois économes, une technique élaborée et choisie avec les forgerons locaux. Elle permet une diminuer de moitié la consommation de bois, mais aussi à réaliser des économies sur son achat

    

 

  cuiseurs  

 

La fabrication des cuiseurs, sur place par les forgerons  en utilisant les matériaux locaux comme les briques de terre, permet de créer des emplois et, par voie de conséquences fait tourner l’économie locale. L’outillage approprié est apporté par ADRIAS.

En contrepartie, chaque famille bénéficiaire d’un cuiseur à bois s’engage à planter un arbre et à l’entretenir.    

 

d) Créer un laboratoire vétérinaire :

Le delta intérieur du Niger est une zone d’élevage par excellence. Essentiellement pratiquée par les peuls, l’élevage constitue l’activité économique majeure des populations après l’agriculture.
La création d’un laboratoire vétérinaire permettra le dépistage, la prévention, le traitement des maladies animales, et l’amélioration les performances zootechniques des races animales.

III. Restauration des bâtiments :

digue10
Tous les bâtiments sont en état de dégradation. Toutefois l’évaluation a démontré le bon état général des structures des bâtiments et la possibilité de les remettre en état.

La restauration des bâtiments se fera en 3 étapes :

.Stopper la dégradation des bâtiments :
Il est urgent de construite une digue pour protéger un des bâtiments situé au bord du fleuve qui risque de s’effondrer. Il faudra la prolonger car d’autres bâtiments sont situés aux aussi au bord du fleuve.1ière partie de digue construite en partie par les habitants avec l’aide financière d’ADRIAS. 
Prolongement de la digue. 

.Remettre en état les bâtiments :
Remise en état des toitures, des menuiseries intérieures et extérieures, de la plomberie, des sanitaires et des installations électriques.
Révision de la production et de la distribution d’électricité.

.Aménager les bâtiments et le site : 
Rénovation complète des bâtiments en tenant compte des activités en place
 

IV. Création d’un écomusée dans  le Macina :
L’écomusée sera un lieu vivant qui conciliera passé et avenir. Il aura une dimension culturelle, économique, historique et pédagogique.