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Un ami touareg de Tombouctou à La Rochelle

En voyage en Europe, notre ami Aboubacrine Ag Moha, a fait un détour par La Rochelle où nous l’avons reçu en juillet. Depuis le début de la guerre au Mali, Abou et une partie de sa famille sont réfugiés a au Burkina Faso dans un des camps gérés par l’ONU à Ouagadougou.


Par ailleurs, bien que depuis longtemps dans le tourisme malien, au sein de la hiérarchie de la communauté touareg, Abou est forgeron. De génération en génération, les forgerons, maitres du feu, travaillent notamment les métaux : armes, objets usuels et surtout bijoux en argent.

 

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Comment résister au sable de La Rochelle quand celui de Tombouctou vous manque tant, en exil?

 

Lors d’une soirée rencontre, Abou a répondu aux nombreuses questions des amis et adhérents d’Adrias

 

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La salle se remplit   J.P. Chantecaille et Aboubacrine

 

Il a relaté, entre autres, les conditions de vie difficile de sa famille, dans le camp, sous les tentes de fortune quand le soleil ou les pluies font ravage. Chaque réfugié bénéficie de la distribution, par l’ONU, de riz et de sucre mais il faut  du charbon pour les faire cuire !  Une partie du riz doit être vendue, nous dit-il, et la vente de quelques bijoux de sa création permet d’améliorer le quotidien en achetant charbon, lait, sans oublier « le » thé si important dans la journée d’un malien. 

Très philosophe et confiant dans l’avenir, il espère revenir, à Tombouctou le plus tôt possible. A ce sujet, il nous apprend que, selon leur coutume, les touaregs ne voyagent jamais en septembre : c’est la période des hautes eaux..

 

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C’est autour du verre de l’amitié que la soirée a continué mais aussi des magnifiques bijoux d’Abou qui ont eu un succès bien mérité, surtout auprès des dames de l’assistance. Quel artiste !

 

Les déambulations de notre ami, dans les rues de la ville, n’ont pas manqué de susciter chuchotements et réflexions en tout genre.

Les habitués du marché ont souri en voyant un touareg découvrir langoustines et anguilles vivantes. 

Dans le programme des visites, il était impensable d’oublier Mauzé sur le Mignon et son célèbre natif René Caillié.

Si nombre de nos compatriotes ignorent l’existence de l’un et de l’autre, il n’en est pas de même pour un tombouctien, qui cerise sur le gâteau découvre une avenue de Tombouctou dans cette petite ville des Deux Sèvres.